Tout le monde a le droit d'exécuter son travail dans des conditions sûres et saines. Dans ces exemples pratiques, nous vous expliquons différentes solutions que vous pouvez également appliquer sur chantier.

Pour chaque exemple pratique, nous analysons tout d’abord la problĂ©matique, proposons ensuite une solution ou prĂ©sentons une action entreprise pour rĂ©soudre ces problĂšmes.

 

Vous souhaitez suggérer un exemple de bonne pratique ? Contactez nous

Contexte

  • Travaux: Plusieurs types de travaux
  • Entreprise: Druez (Courcelles)
  • Personne de contact entreprise: Robert Van Yperzeele
  • Conseiller concernĂ©: Plusieurs conseillers
  • ProblĂ©matique et solutions

 

En 2009, l’entreprise Druez de Courcelles comptait plusieurs accidents du travail. En collaboration avec les conseillers du cnac, qui ont visitĂ© plusieurs chantiers, un plan d’action a Ă©tĂ© Ă©tabli pour remĂ©dier aux manquements constatĂ©s :

  • Information de la ligne hiĂ©rarchique quant Ă  leurs responsabilitĂ©s, suivie d’une discussion sur les manquements les plus importants et les mesures de prĂ©vention
  • SĂ©ance de sensibilisation des travailleurs quant au respect des mesures de prĂ©vention et du port des EPI

 

Quelques améliorations concrÚtes

  • AmĂ©lioration de l’organisation des chantiers: RĂ©unions prĂ©alables avec les gestionnaires et le conseiller du cnac pour 4 nouveaux chantiers
  • RĂ©flexion avant action: Contact direct entre techniciens, gestionnaires, chefs d’équipes et, en cas de doute, le conseiller du cnac
  • Ne rien prendre Ă  la lĂ©gĂšre: Protection des terrassements
  • Ordre et propretĂ©: Passages dĂ©gagĂ©s et Ă©clairĂ©s
  • Meilleur respect des consignes grĂące Ă  la sensibilisation: Port d’équipements de protection individuelle adaptĂ©s
  • Plus de collaboration avec toutes les parties concernĂ©es par la prĂ©vention

 

Conclusion

La rĂ©duction des accidents du travail n’est pas nĂ©cessairement un travail de longue haleine. Les investissements et la nouvelle approche ont permis Ă  l’entreprise Druez d’obtenir des rĂ©sultats remarquables : en 2010, aucun accident n’a Ă©tĂ© constatĂ© sur ses chantiers.

Contexte

  • Travaux : Utilisation de pinces spĂ©cifiques pour la mise en oeuvre d’élĂ©ments de chambre de visite et canalisations d’égouttage.
  • SociĂ©tĂ© : Divers entrepreneurs ont dĂ©jĂ  utilisĂ© cette technique, entre autres HENDRIK VANLERBERGHE BVBA, JOZEF VANDEN BUVERIE en Co NV, J.DEVAERE NV, VAN BROEKHOVEN’S NV

  • Personnes de contact : Gestionnaires de chantier et conseillers en prĂ©vention.

 

Problématique

Lors de la mise en place de l’embase, des fĂ»ts, des rehausses et des dalles de couverture en bĂ©ton, le risque d’écrasement des mains et des doigts entre les divers Ă©lĂ©ments d’une chambre de visite est bien rĂ©el. La mise en oeuvre de ces derniers est la plupart du temps rĂ©alisĂ©e au moyen d’élingues, de crochets, de pinces ou de ventouses impliquant une intervention manuelle. Il en rĂ©sulte des risques de coincement, d’écrasement, sans compter les blessures qui s’ensuivent.

 

 

Ces Ă©quipements sont des engins de levage et doivent donc ĂȘtre contrĂŽlĂ©s par un service externe pour les contrĂŽles techniques (SECT) tous les 3 mois.

 

Mesures pratiques

Lors de notre campagne “Travaux de voirie”, l’accent a Ă©tĂ© mis sur la sĂ©curisation des opĂ©rations liĂ©es Ă  la pose de chambres de visite ou de rĂ©seaux d’égouttage en tranchĂ©e et nos conseillers ont Ă©tĂ© particuliĂšrement attentifs aux techniques utilisĂ©es sur site ainsi qu’aux bonnes pratiques existantes dans les entreprises visitĂ©es. Afin de rendre les opĂ©rations de pose plus sĂ»res, nous recommandons de gĂ©nĂ©raliser l’utilisation de pinces Ă  regards. En effet, si l’utilisation de pinces permettant au machiniste de mettre en place des canalisations d’égouttage sans l’aide d’aucun travailleur supplĂ©mentaire est une technique largement rĂ©pandue, il existe aussi des pinces spĂ©cifiques, parfaitement adaptĂ©es Ă  la manutention mĂ©canique des Ă©lĂ©ments de chambre de visite et ne nĂ©cessitant, dans la plupart des cas, aucune aide manuelle supplĂ©mentaire (un mouvement simple de la flĂšche permet l’ouverture et la fermeture de la pince une fois l’élĂ©ment posĂ© au sol). Celles-ci mĂ©ritent d’ĂȘtre plus connues ! Elles assurent la prĂ©hension et la mise en place d’élĂ©ments prĂ©fabriquĂ©s en bĂ©ton par l’intĂ©rieur et peuvent lever des piĂšces d’un diamĂštre intĂ©rieur infĂ©rieur Ă  1,2 m et pesant jusqu’à 2,5 tonnes et ce, sans aucune intervention manuelle. DĂšs lors, moins d’hommes dans les fouilles et des accidents Ă©vitĂ©s !

Contexte

  • ActivitĂ©s: pose d'armatures et travaux de coffrage
  • Entreprise: association commerciale temporaire CFE-Interbuild Ă  Bruxelles
  • Personne de contact dans l'entreprise: conducteur de chantier et conseiller en prĂ©vention

 

Problématique

Lors des travaux du gros Ɠuvre, les radiers, les poutres horizontales et verticales et les parois en bĂ©ton ont Ă©tĂ© pourvues de treillis armĂ©s, de barres d'armature et de voligeage de protection en U. Suite au dĂ©coffrage et dans l'attente du prochain coffrage, les fers d'armature dĂ©passent du plancher de travail. Ces barres d'attente en saillie doivent ĂȘtre protĂ©gĂ©es individuellement ou collectivement (par exemple avec des bouchons ou des voliges en bois). La plupart du temps, toutes les barres d'attente ne sont pas protĂ©gĂ©es ce qui donne lieu Ă  un risque accru de coupures ou de lĂ©sions permanentes suite Ă  une chute sur une barre d'attente.

Barres d’attente protĂ©gĂ©es individuellement avec des bouchons.

 

Solution

Une mesure de protection collective simple consiste Ă  protĂ©ger les barres d'attente avec des gaines de protection rĂ©utilisables de 1 mĂštre de longueur. Ces gaines de protection autocollantes peuvent ĂȘtre utilisĂ©es pour des barres d'attente d'une Ă©paisseur comprise entre 6 mm et 40 mm. 


Barres d’attente protĂ©gĂ©es collectivement avec des gaines de protection en pvc.

Contexte 

Une fourche Ă  palette est utilisĂ©e sur pratiquement tous les chantiers. Tout entrepreneur sait qu'il doit rĂ©gler en permanence la distance entre les fourches selon le type de palette. Certaines palettes doivent ĂȘtre placĂ©es dans le sens de la longueur sur la fourche, augmentant de la sorte le risque de basculement.

 

Problématique

Une palette complÚte est la plupart du temps levée avec une fourche à palette. Lorsqu'une palette est posée sur un échafaudage et que la fourche se trouvant sous la palette est retirée, une importante force horizontale est exercée sur l'échafaudage, compromettant sa stabilité.

 

Solution

Dans un certain nombre de cas, la cage Ă  palette constitue une solution simple: seule une partie des briques est alors retirĂ©e de la palette. La bĂąche qui est tendue sous les briques permet d'Ă©viter la chute des blocs de construction de la cage. Lors de la pose de blocs de construction sur un Ă©chafaudage, aucune force horizontale n'est exercĂ©e sur l'Ă©chafaudage avec une cage Ă  palette. Celle-ci n’est toutefois pas encore adaptĂ©e Ă  toutes les palettes de blocs de construction disponibles sur le marchĂ© belge.

 

Les chutes de hauteur demeurent l’une des causes principales d’accidents gravesdans le secteur de la construction. La lĂ©gislation stipule que les Ă©quipements de protection collective doivent recevoir la priorité absolue sur les Ă©quipements de protection individuelle. 
 

 

Problématique

Pendant la phase de gros Ɠuvre d’un ouvrage de construction, le risque de tomber dans des ouvertures de cage d’ascenseur ou d’escalier est trĂšs grand. GĂ©nĂ©ralement, ces ouvertures sont protĂ©gĂ©es par des systĂšmes de garde-corps mais, souvent, ces derniers sont installĂ©s tardivement ou retirĂ©s prĂ©maturĂ©ment car les potelets du systĂšme de garde-corps constituent un obstacle pour le bĂ©tonnage. Les garde-corps sont donc souvent placĂ©s aprĂšs la pose des prĂ©dalles ou des hourdis, voire mĂȘme aprĂšs le bĂ©tonnage.

 

La solution

La meilleure solution consiste Ă  placer un plancher de protection en bois sur la poutraison des ouvertures de sol. Ce plancher peut ĂȘtre posé avant de dĂ©marrer les travaux de gros Ɠuvre à l’étage supĂ©rieur. Comme le plancher en bois est posĂ© lĂ©gĂšrement en-deçà du niveau des prĂ©dalles ou des hourdis, le coffrage pĂ©riphĂ©rique peut ĂȘtre posĂ© sans problĂšmes autour de l’ouverture. Ce plancher de protection peut donc rester en place jusqu’à ce que l’ascenseur ou l’escalier soit installĂ©.

 

Conclusion

Cette solution trĂšs simple peut ĂȘtre appliquĂ©e partout et en tout temps. Il faut toutefois tenir compte de la charge limitĂ©e qui peut ĂȘtre exercĂ©e sur le plancher de protection. Les Ă©quipements mĂ©canisĂ©s ne peuvent par exemple pas rouler sur ce type de plancher de protection.

Contexte

  • ActivitĂ©s: Nettoyage de la cuve d'un camion malaxeur

 

Problématique

Les camions malaxeurs sont équipés d'une cuve tournante destinée à garantir l'homogénéité du béton pré-malaxé durant le transport. AprÚs une livraison de béton, des restes de béton peuvent rester collés derriÚre les spires dans la cuve. Ce béton durcit dans la cuve. La quantité de béton durci augmente systématiquement et suscite aprÚs un certain temps un double problÚme:

  • Le bĂ©ton est mĂ©langĂ© avec moins d'efficacitĂ©.
  • Le bĂ©ton durci reprĂ©sente un important poids mort, rĂ©duisant ainsi la capacitĂ© de chargement du camion.

 

A des intervalles rĂ©guliers, ce bĂ©ton durci devra par consĂ©quent ĂȘtre enlevĂ© de la cuve. Pour ce faire, un ouvrier grimpe gĂ©nĂ©ralement dans la cuve avec un marteau piqueur et Ă©limine systĂ©matiquement le bĂ©ton durci. Cette pratique prĂ©sente diffĂ©rents inconvĂ©nients Ă©tant donnĂ© que le travailleur est exposĂ© Ă  diffĂ©rents risques et situations dangereuses:

  • Le travailleur peut ĂȘtre blessĂ© par la chute de blocs de bĂ©ton durci. DĂ©but 2013, un travailleur est dĂ©cĂ©dĂ© aux États-Unis suite au dĂ©tachement d'un gros bloc qui est tombĂ© sur lui.
  • Le travailleur peut se blesser Ă  hauteur des bords des spires qui peuvent ĂȘtre rendus tranchants par l'usure.
  • Le travailleur dans la cuve est exposĂ© Ă  un niveau sonore trĂšs Ă©levĂ©.
  • Il peut faire trĂšs chaud et humide Ă  l'intĂ©rieur de la cuve alors que le travailleur doit y porter une protection complĂšte contre l'influence nocive du ciment humide et de la poussiĂšre de quartz. Cette protection est trĂšs inconfortable.
  • Le travailleur est occupĂ© dans un espace confinĂ© et conformĂ©ment aux rĂšgles, un garde de sĂ©curité doit ĂȘtre prĂ©sent. Comme le dĂ©tachement du bĂ©ton durci dans la cuve occasionne tellement de bruit, cela se fait la plupart du temps dans une zone Ă©loignĂ©e de la centrale pour nuire un minimum aux autres activitĂ©s. Un garde de sĂ©curitĂ© n'est malheureusement pas toujours prĂ©sent.

 

Solution

En vue d'éviter ces risques, il est possible d'utiliser un accessoire mécanique pour nettoyer la paroi intérieure de la cuve comme un nettoyeur à haute pression qui est monté sur un bras mobile et qui est commandé à distance. Cette méthode de nettoyage, qui est proposée par des firmes spécialisées, présente de nombreux avantages:

  • Elle reprĂ©sente un gain de temps important. Le temps nĂ©cessaire pour nettoyer une cuve peut ĂȘtre estimĂ© entre une heure et deux heures alors que le dĂ©tachement manuel prend facilement une demi-journĂ©e. Il est donc possible de nettoyer plusieurs camions en une seule journĂ©e. Le travail prĂ©paratoire est comparable:
    • Dans le cas du nettoyage Ă  haute pression, la trĂ©mie de remplissage doit ĂȘtre enlevĂ©e pour permettre l'accĂšs au bras du robot.
    • Pour le dĂ©tachement mĂ©canique, les trous d'homme doivent ĂȘtre dĂ©gagĂ©s, un Ă©clairage et une aĂ©ration doivent ĂȘtre mis en place de mĂȘme qu'une amenĂ©e d'Ă©lectricitĂ© et Ă©ventuellement d'air comprimĂ©.
  • Le niveau sonore est nettement moins Ă©levĂ© que dans le cas du dĂ©tachement mĂ©canique et le risque d'endommagement de la cuve est moins important.
  • Il ne faut pas travailler dans un espace confinĂ© et la prĂ©sence d'un garde de sĂ©curité n'est pas nĂ©cessaire.
  • Le personnel n'est plus exposĂ© Ă  la chute de blocs ou Ă  des concentrations élevĂ©es en poussiĂšre.

 

Conclusion

Nettoyer un camion malaxeur avec un nettoyeur à haute pression comporte nettement moins de risques que la méthode classique et requiert beaucoup moins de temps. Des motifs en suffisance donc pour essayer cette nouvelle méthode. Plus d'informations via cct@constructiv.be.

Lors des travaux de gros oeuvre, de construction en hauteur et de rĂ©novation, diffĂ©rents matĂ©riaux de construction sont amenĂ©s aux Ă©tages Ă  l’aide d’une fourche Ă  palettes qui est accrochĂ©e avec une chaĂźne au crochet d’une grue. On travaille parfois avec une plateforme qui se trouve en saillie de la façade mais, souvent, la charge est menĂ©e vers l’intĂ©rieur par des travailleurs qui se trouvent dans l’ouverture de la façade et qui sont exposĂ©s Ă  des risques de chute si la charge se met Ă  osciller et que les cĂąbles frottent contre la façade. Les accidents qui surviennent lors de l’application de cette mĂ©thode de travail sont gĂ©nĂ©ralement trĂšs graves et ont une issue parfois fatale.
 

 

Quelle est la solution?

Le palonnier Ă  contrepoids (combi ou maxi) est un outil de levage universel qui, en combinaison avec  une grue, peut  ĂȘtre utilisĂ© pour dĂ©placer les matĂ©riaux de construction depuis et vers des endroits difficilement accessibles. Le palonnier Ă  contrepoids est pourvu d’un centre de giration et d’un contrepoids pour amener les matĂ©riaux de construction au-delĂ  de la façade. Le palonnier peut ĂȘtre combinĂ© Ă  une pince Ă  pierres, un balancier, un crochet articulĂ©, une fourche Ă  palettes, ou un appareil Ă  ventouses.


Spécifications techniques

Différents types de palonniers à contrepoids sont disponibles :

  • les palonniers Ă  contrepoids combi avec une charge d’exploitation maximale comprise entre 2.500 et 6.500 daN.
  • les palonniers Ă  contrepoids maxi avec une charge d’exploitation maximale comprise entre 4.000 et 20.000 daN.

 

Conclusion

L’utilisation d’un palonnier Ă  contrepoids fait en sorte que les charges ne peuvent pas osciller et que  les cĂąbles de levage de la grue ne peuvent pas frotter contre le bĂątiment. Cette maniĂšre de procĂ©der amĂ©liore donc la sĂ©curitĂ©. Un palonnier Ă  contrepoids permet d’amener des charges de l’extĂ©rieur vers l’intĂ©rieur sans qu’une chaĂźne de levage ne fasse obstacle. Les matĂ©riaux de construction sont  amenĂ©s au-delĂ  de la façade, ce qui permet aux ouvriers de ne pas devoir se dĂ©placer jusqu’à l’ouverture de façade.

Problématique

ConformĂ©ment Ă  la rĂ©glementation, les accessoires d’engins de levage, comme les sangles, les chaĂźnes, les cĂąbles, les boucles, les palonniers, les crochets, les pinces de levage pour les Ă©lĂ©ments prĂ©fabriquĂ©s et autres accessoires utilisĂ©s pour l’élingage et le levage de charges doivent ĂȘtre soumis Ă  un contrĂŽle trimestriel par un service externe pour les contrĂŽles techniques sur le chantier. Sur des plus grands chantiers oĂč plusieurs entrepreneurs sont prĂ©sents simultanĂ©ment, il est difficile de vĂ©rifier quels accessoires de levage appartiennent Ă  quelle entreprise et quand le dernier contrĂŽle a Ă©tĂ© effectuĂ©.

 

Solution

Sous l’impulsion d’un certain nombre de groupes de travail francophones et nĂ©erlandophones de conseillers en prĂ©vention, le code couleurs le plus utilisé a Ă©tĂ© recherchĂ©.

Il existe dans le commerce des sangles synthĂ©tiques avec un label sur lequel le nom de l’entreprise et un numero d’ordre sont imprimĂ©s. Les accessoires de levage refusĂ©s sont marquĂ©s avec un code couleur rouge et doivent immĂ©diatement ĂȘtre mis hors service. Constructiv demande que toutes les entreprises de construction appliquent le mĂȘme code couleurs et insiste auprĂšs des services externes pour les contrĂŽles techniques pour qu’ils effectuent leur contrĂŽle des accessoires de levage sur les chantiers au dĂ©but de chaque trimestre.

 

Conclusion

  • Signalisation claire du contrĂŽle
  • Montage simple

 

Les entreprises doivent s’adresser Ă  un service externe de contrĂŽle technique (SECT) non seulement pour les engins de levage et leurs accessoires mais aussi pour les appareils Ă  pression et les installations Ă©lectriques. Pour plus d’informations, vous pouvez demander la visite d’un conseiller. Contactez-nous pour retrouver ses coordonnĂ©es







Contexte

  • ActivitĂ©s: ouverture du sol Ă  hauteur des impĂ©trants, travaux de sondage
  • Entreprise: est utilisĂ© par plusieurs entrepreneurs comme Ivaka nv (dans diffĂ©rentes rĂ©gions), Joly-Matagne-Vandamme SA, VBG, Swennen nv, Traxeco SA, Stadsbader nv
  • Personne de contact dans l'entreprise: chefs d'entreprise et conseillers en prĂ©vention de diffĂ©rentes entreprises
  • Conseillers concernĂ©s: diffĂ©rents conseillers

 

Problématique

A proximitĂ© des impĂ©trants ou lors de l'exĂ©cution de travaux de sondage, tous les travaux de sondage dans un gabarit de 50 cm Ă  gauche et de 50 cm Ă  droite des conduites existantes doivent ĂȘtre rĂ©alisĂ©s Ă  la main. En fonction de la cohĂ©sion du sol et de la prĂ©sence de sable, de pierres et de dĂ©chets, l'isolation des impĂ©trants existants peut ĂȘtre endommagĂ©e ce qui crĂ©e un risque rĂ©el d'Ă©lectrocution et d'arc Ă©lectrique.

 

Solution

Suite aux nombreux incidents lors de travaux d'excavation à proximité de conduites, une attention supplémentaire est accordée à l'exécution de ces travaux d'excavation. Le cnac conseille par conséquent d'utiliser au maximum une excavatrice-aspiratrice qui permet un gain de temps considérable en cas de plus grands projets.

 

DĂ©tail d’un tuyau d’aspiration


Excavatrice-aspiratrice

Problématique

Lors de la phase de parachĂšvement, le dĂ©placement de vitrages ne s’effectue pas sans risque. Le transport manuel de vitrages peut occasionner de graves lĂ©sions dorsales et des accidents du travail trĂšs graves avec des consĂ©quences permanentes.

 

Solution

Ces risques peuvent ĂȘtre Ă©vitĂ©s en utilisant des Ă©lĂ©vateurs-transporteurs de vitrages. Il s’agit de chĂąssis Ă©lectriques pourvus de pistons hydrauliques et de ventouses tĂ©lĂ©commandĂ©es. Un Ă©lĂ©vateur-transporteur de vitrages avec ventouses peut lever des vitrages jusqu’à 800 kg.

 

Points d’attention

  • Il peut uniquement ĂȘtre utilisĂ© sur une assise solide et plane.
  • Il est considĂ©rĂ© comme un engin de levage et doit ĂȘtre contrĂŽlĂ© pĂ©riodiquement par un service externe pour les contrĂŽles techniques (SECT).

 

Conclusion

L’utilisation de l’élĂ©vateur-transporteur de vitrages est surtout indiquĂ©e pour dĂ©placer des vitrages et  les chĂąssis en toute sĂ©curitĂ©. Il peut par ailleurs ĂȘtre utilisĂ© dans des endroits qui sont moins accessibles pour les travailleurs et c’est Ă©galement un Ă©quipement de travail ergonomique avec lequel les travailleurs peuvent rĂ©aliser leurs activitĂ©s sans surcharge physique.

 


Contexte

  • ActivitĂ©s : la pose de bordures lors du rĂ©amĂ©nagement du centre d’un village
  • Entreprise : DSV NV
  • Personne de contact : chef d’entreprise et conseiller en prĂ©vention
  • Conseillers concernĂ©s: conseillers cnac rĂ©gion Brabant flamand

 

Problématique

Poser des bordures avec une pince traditionnelle prend beaucoup de temps et la charge exercée sur la colonne vertébrale des travailleurs concernés est considérable.

 

Poser des bordures avec une pince traditionnelle

Actions entreprises et conclusion

Une attention accrue a Ă©tĂ© consacrĂ©e Ă  la pose des bordures lors de la campagne ‘Travaux de voirie’. Le principal point d’attention pour cette activitĂ© est l’ergonomie. Dans le cadre de nos actions de prĂ©vention, il a Ă©tĂ© conseillĂ© Ă  l’entreprise DSV NV d’utiliser un Ă©lĂ©vateur Ă  fourche (type Transmanut) avec bras hydraulique et ventouse pour la pose de bordures. Ce type d’élĂ©vateur Ă  fourche peut Ă©galement ĂȘtre trĂšs utile pour le transport et le chargement et le dĂ©chargement de bordures.


Un élévateur à fourche avec un bras hydraulique et une ventouse pour la pose des bordures

Le ligatureur d’armatures DF 16 Wacker Neuson offre un grand confort d’utilisation. Le fonctionnement purement mĂ©canique de l’appareil dispose d’une technique Ă  double fil Ă©prouvĂ©e qui peut tordre et ligaturer jusqu’à 1000 nƓuds trĂšs solides par heure. Le ligaturage manuel du fer Ă  bĂ©ton avec une pince dans une position courbĂ©e est inutile. En effet, le DF 16 peut ĂȘtre facilement manipulĂ© en position debout avec une seule main.
 

  1. Positionner l’appareil verticalement
  2. Appuyer sans forcer: le ligatureur rĂ©alise un nƓud de serrage autour de l’armature
  3. Tirer doucement: torsion du lien de ligature


Le ligaturage manuel du fer à béton avec une pince dans une position courbée est inutile.

 

Les avantages du systĂšme:

  • Beaucoup moins de risques pour le dos des travailleursJusqu’à 1000 nƓuds par heure
  • Fonctionnement autonome de l’appareil sans chargeur
  • Aucun reste de fil mĂ©tallique Ă  retirer
  • Barrette de ligature comprenant 77 liens facilement amovibles

Contexte

ActivitĂ© : mise en service de circuits Ă©lectriques lors de travaux de rĂ©novation dans des immeubles de bureaux, Ă  appartements, des bĂątiments industriels


 

Problématique

Dans un stade avancĂ© de la phase de parachĂšvement, lorsque les armoires Ă©lectriques dĂ©finitives ont Ă©tĂ© mises en place, il arrive rĂ©guliĂšrement que des circuits Ă©lectriques soient dĂ©jĂ  mis en service alors que l’installation complĂšte n’a pas encore été approuvĂ©e. Les diffĂ©rentiels et les fusibles des diffĂ©rents circuits des armoires Ă©lectriques sont souvent commandĂ©s sans aucune surveillance par les sous-traitants qui exĂ©cutent, au mĂȘme moment, des activitĂ©s sur le chantier. Il va de soi qu’une telle pratique peut donner lieu Ă  des situations trĂšs dangereuses, par exemple lorsque le fusible d’un courant Ă©lectrique est enclenchĂ© alors que des travaux sont encore en cours sur ce circuit.

 

Solution

La solution Ă  ce problĂšme est simple et Ă©conomique. Elle consiste à protĂ©ger des circuits Ă©lectriques sur lesquels certaines activitĂ©s sont effectuĂ©es au moyen d’une sĂ©curité qui est verrouillĂ©e à l’aide d’un cadenas. La clĂ© du cadenas peut ĂȘtre gardĂ©e par le responsable de l’entrepreneur concernĂ©.


 

Contexte

  • Travaux : Pose de techniques spĂ©ciales (HVAC) dans un immeuble de bureaux (nouvelle construction)
  • SociĂ©té : SA Cordeel de Temse
  • Personne de contact : Responsable de projet
  • Conseiller concernĂ©: Danny Van Overmeire

 

Problématique

Lors de la pose de techniques spĂ©ciales dans des gaines et lors de la pose de branchements horizontaux, des percĂ©es doivent ĂȘtre rĂ©alisĂ©es dans la structure existante de mĂȘme que des saignĂ©es. Ce genre d’activitĂ©s produit un dĂ©gagement important de poussiĂšre de quartz.


L’hourdis prĂ©fabriquĂ© se compose d’une dalle de bĂ©ton et de profilĂ©s en I avec des Ă©videments. Une chape peut ĂȘtre coulĂ©e par-dessus (sur des dalles en acier).

Mesures pratiques

Pour un nouvel immeuble de bureaux avec une structure principale mĂ©tallique, la firme Cordeel a utilisĂ© pour la premiĂšre fois des hourdis prĂ©fabriquĂ©s “faits maison” avec deux profilĂ©s en I dans le sens de la longueur. La hauteur du profilĂ© en I est dĂ©finie sur base de la travĂ©e pour que la portance des profilĂ©s soit suffisante.

Pour ce projet, des hourdis prĂ©fabriquĂ©s d’une longueur de 16 mĂštres ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s. Des évidements ont d’abord Ă©tĂ© prĂ©vus dans les profilĂ©s en I pour installer les gaines, les conduites d’évacuation, les conduites Ă©lectriques et les conduites d’eau. Une dalle en bĂ©ton a ensuite Ă©tĂ© ancrĂ©e Ă  la partie infĂ©rieure des profilĂ©s en I mĂ©talliques de 57 cm de hauteur. Il est Ă©galement possible de prĂ©voir dans cette dalle des évidements pour les conduites des armatures d’éclairage dĂ©finitives et Ă©ventuellement pour les tĂȘtes d’une installation sprinkler.

Au cours de la phase de prĂ©fabrication, les sous-traitants pouvaient dĂ©jĂ  prĂ©parer leurs conduites d’arrivĂ©e et d’évacuation, leurs gaines et cĂąblages pour les techniques spĂ©ciales et dĂ©jĂ  les assembler partiellement en modules.

Sur le chantier, les hourdis prĂ©fabriquĂ©s ont Ă©tĂ© fixĂ©s sur les traverses de la structure principale Ă  l’aide d’une patte mĂ©tallique soudĂ©e sur le profilĂ© en I. Toutes les conduites ont ensuite Ă©tĂ© mises en place. Des dalles en acier reliĂ©es les unes aux autres par une queue d’aronde ont Ă©tĂ© posĂ©es sur les profilĂ©s en I. Ces dalles constituaient le support pour la chape dĂ©finitive d’une Ă©paisseur de 7 cm. Un Ă©ventuel chauffage par le sol peut ĂȘtre coulĂ© dans la chape. Si aucune chape n’est prĂ©vue, aucune dalle en acier n’est posĂ©e et un faux plancher sur pieds peut ĂȘtre posĂ© comme finition sur les profilĂ©s en I.

Des trappes d’accĂšs sont de toutes maniĂšres toujours prĂ©vues pour l’entretien, des rĂ©parations et des extensions Ă©ventuelles, quel que soit le choix du parachĂšvement.


Un Ă©ventuel chauffage par le sol peut ĂȘtre coulĂ© dans la chape.

Cette solution est-elle applicable en tout temps et partout ?

Cette technique est surtout appropriĂ©e pour la nouvelle construction d’immeubles de bureaux, d’immeubles Ă  appartements, de bĂątiments publics et industriels. Il s’agit d’une nouvelle technique qui a Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ©e au Pays-Bas et pour laquelle l’entrepreneur a payĂ© une indemnitĂ© unique pour ĂȘtre brevetĂ©.

 

Cette solution provoque-t-elle d’autres difficultĂ©s ?

Selon le responsable de projet, tous les Ă©videments doivent ĂȘtre dĂ©finis Ă  l’avance durant la phase de projet et lors du dĂ©veloppement ultĂ©rieur du projet. Si l’on opte pour des planchers surĂ©levĂ©s, les ouvertures restĂ©es bĂ©antes doivent ĂȘtre obturĂ©es, balisĂ©es ou signalĂ©es dans les plus brefs dĂ©lais pour Ă©viter le risque de trĂ©buchement et de chute.

 

AprĂšs la mise en place des conduites, il est Ă©galement possible de poser un faux plancher sur pieds sur les profilĂ©s en I plutĂŽt qu’une chape.

 

Conclusion

Cette mĂ©thode de travail permet d’éviter les travaux de forage et de dĂ©coupe lors de la pose de techniques spĂ©ciales. Les ouvriers de la construction sont de ce fait moins exposĂ©s Ă  la poussiĂšre de quartz. Toutes les conduites sont par ailleurs accessibles pour les travaux d’entretien ultĂ©rieurs et les Ă©ventuelles extensions.

Contexte

  • ActivitĂ©s : toutes les activitĂ©s Ă  proximitĂ© de sources de bruit

 

Problématique

Le dommage auditif dĂ» Ă  une exposition Ă  un niveau sonore trop Ă©levé constitue pour l’instant une des principales maladies professionnelles en Belgique. Lors de travaux routiers sur des autoroutes entre autres, les ouvriers sont exposĂ©s Ă  un niveau sonore moyen de plus de 85 dB(A). Le niveau sonore moyen occasionnĂ© par le trafic est de 83 Ă  84 dB(A). La rĂ©glementation belge stipule trĂšs clairement qu’une protection auditive doit ĂȘtre mise Ă  la disposition des travailleurs exposĂ©s chaque jour Ă  un niveau sonore moyen de plus de 80 dB(A). Comme toujours, l’utilisation d’équipements de protection individuelle (bouchons ou coquilles) ne constitue que le dernier recours. La lĂ©gislation belge stipule de maniĂšre trĂšs explicite que la prioritĂ© doit ĂȘtre donnĂ©e Ă  l’utilisation d’équipements de protection collective. 

 

Solution

Des bĂąches acoustiques permettant de protĂ©ger le lieu de travail peuvent constituer une solution. Ces bĂąches peuvent absorber jusqu’à 75% de l’énergie sonore produite et faire baisser par consĂ©quent le niveau de pression acoustique de 20 dB(A). Cette forme de protection est surtout efficace s’il s’agit de sources isolĂ©es avec une Ă©nergie sonore Ă©levĂ©e (par exemple un gĂ©nĂ©rateur Ă©lectrique). La condition est toutefois que les bĂąches soient installĂ©es judicieusement. Elles sont faciles Ă  fixer Ă  un cadre mĂ©tallique et sont rĂ©alisĂ©es en fibres de verre et traitĂ©es avec un revĂȘtement UV et, de ce fait, elles sont peu sujettes Ă  l’altĂ©ration due aux rayons du soleil.

 

Contexte

  • Travaux : Maçonnerie d'Ă©lĂ©vation et pose de linteaux
  • Entreprise : Brebuild

 

Problématique

Lors de la maçonnerie d'Ă©lĂ©vation des murs intĂ©rieurs, des linteaux prĂ©fabriquĂ©s, Ă©galement appelĂ©s prĂ©linteaux, sont souvent posĂ©s Ă  hauteur des portes et des fenĂȘtres. Suite Ă  la pose du linteau, des blocs de construction rapide ou autres matĂ©riaux de construction doivent souvent ĂȘtre dĂ©coupĂ©s sur mesure et maçonnĂ©s sur le linteau. Une rangĂ©e complĂšte horizontale de briques peut ensuite ĂȘtre maçonnĂ©e par-dessus. DĂ©couper des blocs de construction rapide sur mesure est toutefois synonyme d'un dĂ©gagement de poussiĂšre de quartz et c'est prĂ©cisĂ©ment ce que nous voulons Ă©viter.

Linteau rehaussé: moins de découpe et donc moins de poussiÚre de quartz

Solution

Lors des actions de prĂ©vention dans le cadre de la campagne 'PoussiĂšre de quartz', les conseillers du cnac ont Ă©tĂ© particuliĂšrement attentifs Ă  la maçonnerie en Ă©lĂ©vation et surtout Ă  la mĂ©thode de pose des linteaux. L'objectif consiste Ă  limiter Ă  un minimum la dĂ©coupe de blocs de construction rapide ou autres matĂ©riaux de construction. En coulant sur place des linteaux rehaussĂ©s, il devient superflu de dĂ©couper sur mesure et de poser des matĂ©riaux et une rangĂ©e complĂšte horizontale de briques peut immĂ©diatement ĂȘtre maçonnĂ©e. Un gain de temps donc et une inhalation moins importante de poussiĂšre de quartz !

 



Linteaux rehaussĂ©s coulĂ©s sur place avec des Ɠillets de levage intĂ©grĂ©s en acier crĂ©nelĂ©

Problématique

Les échafaudages fixes à proximitĂ© de la voie publique peuvent reprĂ©senter un risque pour les usagers faibles et les automobilistes. Au cours de la pĂ©riode hivernale, lorsque la visibilitĂ© est moins bonne, le risque que des automobilistes touchent un Ă©chafaudage avec leur vĂ©hicule est rĂ©el. Les piĂ©tons qui se promĂšnent sur le trottoir peuvent Ă©galement se blesser lorsqu’ils se heurtent Ă  un Ă©chafaudage.

 

Quelle est la solution?

Une solution consiste Ă  poser des plateaux de rĂ©partition en matiĂšre synthĂ©tique. Il existe certains types de plateaux de rĂ©partition dans lesquels le pied du vĂ©rin s’insĂšre parfaitement, et des plateaux de rĂ©partition doubles dans lesquels deux pieds peuvent s’insĂ©rer et qui peuvent ĂȘtre utilisĂ©s lorsqu’un Ă©chafaudage est dĂ©doublĂ©. Les plateaux de rĂ©partition doivent ĂȘtre utilisĂ©s sur un sol solide et sont Ă©quipĂ©s de catadioptres intĂ©grĂ©s. Des moyens de protection en matiĂšre synthĂ©tique peuvent ĂȘtre utilisĂ©s pour les montants verticaux et horizontaux. Ils conviennent pour des tubes d’un diamĂštre de 48 mm. Les rosaces des Ă©chafaudages peuvent ĂȘtre protĂ©gĂ©es par un raccord en matiĂšre synthĂ©tique. Tous les dispositifs de protection sont Ă©quipĂ©s de catadioptres intĂ©grĂ©s.


 

Numérotation et description des plateaux de répartition, pied du vérin et catadioptre




 

Conclusion

Cette solution est surtout indiquĂ©e pour les Ă©chafaudages qui occupent le trottoir ou une partie de la voie publique. Mais il peut Ă©galement ĂȘtre indiquĂ© d’utiliser cette signalisation sur les Ă©chafaudages qui sont montĂ©s le long des chantiers. Ce systĂšme est trĂšs utile en tant que signalisation complĂ©-mentaire, en plus de la signalisation imposĂ©e par la loi pour les Ă©chafaudages qui occupent une partie de la voie publique. Cette solution permet d’apporter une signalisation simple et claire sur un Ă©chafaudage.

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Contexte

  • Travaux: Emballer de maniĂšre sĂ©curisĂ©e des briques en hauteur sur des palettes
  • Entreprise: Dumoulin Bricks bvba, Roeselare
  • Personne de contact: Chef d’entreprise
  • Conseillers concernĂ©s: Filip Verbeke, Marc Schevelenbos, Christian Depue

 

Problématique

Livrer des blocs de maçonnerie et des briques de parement : l’activitĂ© journaliĂšre de chaque entrepreneur et nĂ©gociant. S’il est rentable d’utiliser des palettes empilĂ©es pour le transport, elles suscitent des difficultĂ©s sur le chantier. La solution est pourtant simple.
Vu qu’il existe entre autres des rĂšgles sĂ©vĂšres pour l’arrimage de la charge, empiler des palettes n’est souvent pas rentable lors du transport. Pour transporter nĂ©anmoins un maximum de matĂ©riaux en mĂȘme temps, les fabricants de blocs de maçonnerie et de briques de parement utilisent souvent des
palettes oĂč les matĂ©riaux sont empilĂ©s en hauteur. C’est idĂ©al pour le transport : la capacitĂ© de chargement maximale est utilisĂ©e sans devoir prendre des mesures supplĂ©mentaires pour Ă©viter le glissement de la charge. Sur le chantier, ces palettes plus hautes occasionnent toutefois des risques supplĂ©mentaires. La majoritĂ© des fourches et autres accessoires de levage pour grues ne sont pas
conçus pour accrocher une palette d’une telle hauteur, qui est par ailleurs souvent trop lourde pour l’échafaudage et doit donc ĂȘtre dĂ©chargĂ©e partiellement. Cela signifie non seulement une perte de temps, mais aussi un risque de chute de briques lors du levage.

 

Solution

Dumoulin Bricks, un fabricant de blocs de maçonnerie de Roulers, a une solution trĂšs simple : une palette intermĂ©diaire est placĂ©e au milieu de la pile. Le film plastique classique autour de la palette chargĂ©e est remplacĂ© par un film Ă©tirable pour que celui-ci puisse ĂȘtre dĂ©coupĂ© horizontalement Ă  hauteur de la palette intermĂ©diaire. Les ‘demipalettes’ peuvent de la sorte ĂȘtre dĂ©placĂ©es en sĂ©curitĂ© avec une fourche Ă  palette classique ; le film Ă©tirable reste en effet intact.

Sur le chantier, le film Ă©tirable est ouvert Ă  hauteur de la palette intermĂ©diaire pour pouvoir dĂ©placer les deux ‘demi-palettes’ en sĂ©curitĂ©.

Contexte

Lors de travaux de dĂ©molition, des Ă©lĂ©ments de construction sont sciĂ©s, dĂ©coupĂ©s Ă  la disqueuse, cassĂ©s ou broyĂ©s, ce qui provoque toujours un dĂ©gagement de poussiĂšre nocif. Il peut mĂȘme s’agir de grandes quantitĂ©s de poussiĂšre lors de la dĂ©molition de pierres.

 

Problématique

Si les constructions qui sont dĂ©molies contiennent des produits dangereux, une poussiĂšre nocive se dĂ©gage aussi de ces produits, par exemple de la poussiĂšre de quartz dont les effets nĂ©fastes sur la santĂ© ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© amplement documentĂ©s. La composition de cette poussiĂšre, ainsi dĂ©gagĂ©e, peut ĂȘtre trĂšs variĂ©e. Les risques en matiĂšre de sĂ©curitĂ© et de santĂ© sont Ă©galement diversifiĂ©s.

 

Solution

Tant lors de travaux de dĂ©molition que lors du stockage et de l’enlĂšvement des dĂ©chets, les mesures nĂ©cessaires doivent dĂšs lors ĂȘtre prises pour limiter Ă  un minimum la production et la dispersion de poussiĂšre. Pour des plus petits travaux qui sont effectuĂ©s avec de l’outillage Ă  main, un dispositif d’aspiration de la poussiĂšre peut ĂȘtre utilisĂ©.

Lors de travaux de dĂ©molition pour lesquels des engins plus volumineux sont utilisĂ©s, le dispositif d’aspiration de la poussiĂšre n’est gĂ©nĂ©ralement pas rentable ou applicable d’un point de vue technique. Dans ce cas, la propagation de poussiĂšre dans l’air peut ĂȘtre limitĂ©e en aspergeant les parties qui vont ĂȘtre dĂ©molies avec de l’eau. Pour Ă©viter la propagation de la poussiĂšre avec le vent, les travaux de dĂ©molition, les routes du chantier et les entrepĂŽts de gravats doivent ĂȘtre humidifiĂ©s avec un canon brumisateur. Ce canon diffuse trĂšs finement de l’eau en brumisation tout en crĂ©ant un Ă©cran d’eau qui protĂšge l’environnement de la poussiĂšre libĂ©rĂ©e lors des travaux de dĂ©molition.

Problématique

Les échelles sont omniprésentes sur nos chantiers. Chaque jour, des échelles sont transportées sur nos chantiers. Essentiellement les ouvriers de la construction occupés durant la phase de parachÚvement d'un projet de construction connaissent les problÚmes liés au transport des échelles avec des véhicules (mini-bus) de chantier. La plupart du temps, la seule possibilité consiste à fixer les échelles sur le porte-échelles qui est monté sur le toit du mini-bus. Cette opération n'est toutefois pas chose simple étant donné qu'elle n'est souvent possible qu'en se positionnant debout sur le porte-échelles avec le risque de faire une chute.

 

Solution

La solution Ă  ce problĂšme est aussi efficace que simple. En utilisant un porte-Ă©chelles pourvu d'un Ă©lĂ©ment coulissant et basculant, il n'est plus nĂ©cessaire de se tenir debout sur le vĂ©hicule pour attacher l'Ă©chelle. Lorsque l'Ă©chelle est fixĂ©e, l'Ă©lĂ©ment coulissant est basculĂ© et glissĂ© ensuite dans la partie fixe du porte-Ă©chelles oĂč il est verrouillĂ©. Tant la fixation de l'Ă©chelle que le nouveau glissement et le verrouillage de l'Ă©lĂ©ment mobile sont donc possibles depuis le sol. GrĂące Ă  ce type de porte-Ă©chelles, les escalades difficiles et le risque de chutes appartiennent dĂ©finitivement au passĂ©.




Contexte

  • ActivitĂ©s: gros Ɠuvre d'un immeuble Ă  appartements
  • Entreprise: Hooyberghs NV (Arendonk)
  • Personne de contact dans l'entreprise: conseiller en prĂ©vention

 

Problématique

Comme les escaliers préfabriqués définitifs ne sont placés que trÚs tard, les ouvriers utilisent souvent les échelles d'accÚs temporaires qui sont placées dans la cage d'escaliers pour se rendre à un étage supérieur. Cette méthode est trÚs risquée pour les ouvriers. Le transport d'outils et d'équipements de travail est par ailleurs trÚs difficile.

 

Echelle d’accĂšs mal positionnĂ©e dans la cage d’escaliers

 

Solution

AprĂšs concertation avec le conducteur de chantier, le conseiller en prĂ©vention de l'entrepreneur principal et le responsable du sous-traitant, il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© d'installer une tour d'escaliers (du type Easystep). Pour une tour d'escaliers de ce type, une cage d'escaliers de 1,55 m minimum sur 1,55 m est nĂ©cessaire. La hauteur de construction maximale est de trois Ă©tages. La cage doit ĂȘtre correctement Ă©clairĂ©e. La tour d'escaliers doit ĂȘtre pourvue de garde-corps Ă  hauteur des volĂ©es d'escaliers et des planchers. Ce garde-corps ne constitue aucun obstacle pour les travaux ultĂ©rieurs (pose de chapes et travaux de plafonnage).

Tour d’escaliers « Easystep » dans la cage d’ascenseur

Contexte

  • ActivitĂ©s: arrimage de charges avec des sangles
  • Entreprise: Wijckmans nv de Ham
  • Personne de contact dans l’entreprise: chef d’entreprise
  • ProblĂ©matique: risque de chute

 

Problématique

ConformĂ©ment Ă  l’AR du 27 avril 2007, les fournisseurs de matĂ©riaux de construction sont tenus d’arrimer leurs charges. Pour Ă©viter que la charge, qui peut par exemple consister en des palettes de briques, ne glisse ou ne se renverse, des sangles d’arrimage sont souvent utilisĂ©es. Vu l’importante force de tension, les sangles d’arrimage trop tendues peuvent toutefois endommager la charge sur la palette (p.ex. pierres creuses) lors du transport. Pour Ă©viter cela, des profils d’angle en aluminium ou  en PVC sont posĂ©s entre la sangle et la charge. La force de tension est ainsi mieux rĂ©partie et elle n’agit pas sur un seul point. Pour poser ces profils d’angle sur la charge, il est toutefois nĂ©cessaire de monter sur le camion ou sur une Ă©chelle oĂč le risque de chute est toujours bel et bien prĂ©sent.

 

Solution

La firme Wijckmans nv, novatrice en sĂ©curitĂ©, a imaginé un outil pour poser ces profils d’angle en sĂ©curitĂ© depuis le sol. Le risque de chute de hauteur est ainsi exclu.


Contexte

  • ActivitĂ©s : activitĂ©s diverses pour lesquelles un casque et des lunettes de protection sont nĂ©cessaires

 

Problématique

Le port d’un casque de protection est obligatoire sur la quasi-totalitĂ© des chantiers. Pour de trĂšs nombreuses activitĂ©s lors des phases du gros oeuvre et du parachĂšvement, des lunettes de protection doivent Ă©galement ĂȘtre portĂ©es; songez aux activitĂ©s de dĂ©coupe Ă  la disqueuse et de sciage. Les lunettes de sĂ©curitĂ© ne sont souvent nĂ©cessaires qu’un court temps. Il n’est pas Ă©vident de ranger Ă  chaque fois les lunettes de protection et de les avoir toujours Ă  disposition. Si vous dĂ©posez vos lunettes, il vous arrive de les perdre ou de ne pas les avoir sous la main lorsque vous devez exercer une activitĂ© de courte durĂ©e Ă  un autre endroit qui requiert le port de lunettes de sĂ©curitĂ©.

 

Solution

La solution est particuliĂšrement simple et n’est pas neuve : des lunettes de protection intĂ©grĂ©es dans le casque de sĂ©curitĂ©. Lors d’activitĂ©s pour lesquelles le port de lunettes de protection n’est pas nĂ©cessaire, vous pouvez facilement les glisser vers le haut.
Si vous devez rĂ©aliser un travail pour lequel vous devez porter des lunettes, il suffit d’abaisser la visiĂšre intĂ©grĂ©e dans le casque. Vous ĂȘtes de la sorte toujours certain d’avoir vos lunettes de protection Ă  disposition. De telles lunettes intĂ©grĂ©es peuvent certainement constituer une bonne solution pour des ouvriers qui effectuent de maniĂšre sporadique des travaux qui nĂ©cessitent le port de lunettes de protection.
Casques de sécurité avec lunettes de protection intégrées.

 

Ces deux derniĂšres annĂ©es, Constructiv a menĂ© de maniĂšre intensive une campagne sur la livraison en toute sĂ©curitĂ© de matĂ©riaux de construction. Dans ce cadre, une attention toute particuliĂšre a Ă©tĂ© accordĂ©e aux risques de nature diverse que cette activitĂ© comporte. L’exemple de bonne pratique dĂ©crit ci-dessous illustre parfaitement que, mĂȘme avec des moyens simples, l’on peut obtenir des rĂ©sultats concluants.
 

 

Problématique

Lors de l’entreposage de matĂ©riaux de construction avec des bords ou angles acĂ©rĂ©s comme des treillis soudĂ©s, des panneaux et profilĂ©s mĂ©talliques, du fer Ă  bĂ©ton, mais Ă©galement des caisses en bois, les travailleurs sont susceptibles d’encourir de graves blessures.

 

Solution

Le problĂšme n’est pas nouveau mais, souvent, on va chercher la solution trop loin alors qu’elle se trouve sous nos yeux. Dans le cas prĂ©sent, il s’agit de corniĂšres de protection en matiĂšre synthĂ©tique qui peuvent ĂȘtre pourvues d’un aimant de haute qualitĂ© (avec une force de traction de 25 kg Ă  65 kg). GrĂące Ă  l’aimant, les corniĂšres restent en place et ne peuvent se dĂ©tacher de maniĂšre involontaire. Elles sont Ă©galement Ă©quipĂ©es d’une ouverture Ă  vis pour pouvoir ĂȘtre fixĂ©es sur les matĂ©riaux en bois (caisses ou poutres).

 


 

Conclusion

Cette solution trĂšs simple peut ĂȘtre appliquĂ©e partout et en tout temps. Si nĂ©cessaire, les corniĂšres peuvent Ă©galement ĂȘtre utilisĂ©es comme protection permanente. Les aimants peuvent ĂȘtre placĂ©s et retirĂ©s de maniĂšre rapide et simple. GrĂące Ă  leur couleur contrastante, les corniĂšres peuvent aussi parfaitement ĂȘtre utilisĂ©es comme moyen de marquage et de signalisation.

Contexte

  • Travaux: Fouilles blindĂ©es pour la construction du RER Ă  Rixensart
  • Entreprise: Smet-FC
  • Personne de contact: Fabrizzio Naitana, conducteur des fouilles blindĂ©es
  • Conseillers concernĂ©s: SilvĂšre Vandierendonck

Travaux

Les travaux du RER (RĂ©seau Express RĂ©gional) en cours sur la commune de Rixensart consistent Ă  faire passer la ligne 161 de 2 Ă  4 voies afin de pouvoir augmenter la capacitĂ© ferroviaire. Pour ce faire, la technique des fouilles blindĂ©es est mise en Ɠuvre sur plusieurs tronçons de la ligne. Cette mĂ©thode de construction permet de rĂ©duire l’emprise du chantier au strict minimum mais nĂ©cessite une organisation soignĂ©e et une attention permanente. La sociĂ©tĂ© en charge des travaux a mis au point une procĂ©dure peu contraignante et du matĂ©riel efficace afin de garantir la sĂ©curitĂ© de son personnel au cours des diffĂ©rentes phases de la rĂ©alisation ; un exemple de bonne pratique qui mĂ©rite notre attention.

Les fouilles blindĂ©es sont des tranchĂ©es relativement Ă©troites (< 1m), creusĂ©es manuellement, et dont la profondeur, sur ce chantier dĂ©passe les 15 mĂštres. Le terme fouilles « blindĂ©es » est utilisĂ© parce qu’elles sont blindĂ©es au fur et Ă  mesure de leur excavation Ă  l’aide d’élĂ©ments prĂ©fabriquĂ©s en bĂ©ton Ă©tançonnĂ©s (voir D). De par la configuration exiguĂ« de ce type d’ouvrage, les hommes sont contraints de travailler directement dans la tranchĂ©e ; l’évacuation de la terre excavĂ©e se fait au moyen d’une benne basculante reliĂ©e au crochet d’un treuil motorisĂ©.

 

Problématique et solutions

 Vu le risque de chute inhĂ©rent Ă  ce type d’activitĂ©, une cage de garde-corps « faite maison » est utilisĂ©e ; elle forme un ensemble rigide qui protĂšge tous les cĂŽtĂ©s de la fouille. Ce systĂšme s’appuyant sur les premiĂšres dalles de blindage est prĂ©sentĂ© sur le schĂ©ma ci-dessous (voir C) ; l’écartement entre les garde-corps est rĂ©glable au moyen d’une goupille de maniĂšre Ă  s’ajuster parfaitement Ă  la largeur de la fouille. Cet Ă©quipement a Ă©tĂ© mis au point en collaboration avec le bureau d’étude en charge du projet ainsi qu’avec le coordinateur de sĂ©curitĂ© et a reçu l’approbation d’un organisme agrĂ©Ă©. Ses fonctions sont multiples : tout d’abord, cet Ă©quipement joue le rĂŽle d’un garde-corps de classe A comme protection collective du personnel en surface (les premiers Ă©lĂ©ments prĂ©fabriquĂ©s sont posĂ©s de sorte Ă  ressortir du sol et faire office de plinthe – voir D). Muni d’un Ɠillet dans sa partie basse (voir E), ce systĂšme a Ă©galement Ă©tĂ© Ă©tudiĂ© pour pouvoir y fixer un stop-chute Ă  enrouleur automatique. Celui-ci sera utilisĂ© en phase ferraillage afin de garantir la sĂ©curitĂ© des hommes qui travaillent dans la fouille Ă  une certaine hauteur et leur Ă©viter une chute potentiellement mortelle.

 

 

A: stop-chute à enrouleur automatique fixé au portique

B: treuil motorisé fixé au portique

C: systÚme de garde-corps

D: élément de blindage/plinthe

E: stop-chute Ă  enrouleur automatique fixĂ©sur un Ɠillet du garde-corps

Lors de la phase d’excavation, un portique est montĂ© en surplomb de l’ouverture comme indiquĂ© sur le schĂ©ma ci-contre. Le treuil mentionnĂ© ci-avant y est fixĂ© pour la remontĂ©e des bennes de terre (voir B). Un tĂ©lĂ©siĂšge sĂ©curisĂ© (c.-Ă -d. Ă©quipĂ© d’une chaĂźne de sĂ©curitĂ© et reliĂ© Ă  un stop-chute) s’y suspend facilement afin de permettre la descente des hommes en fond de fouille et leur remontĂ©e. Lorsque les garde-corps ne peuvent ĂȘtre mis en Ɠuvre pour des raisons pratiques (exclusivement pour la manutention et le dĂ©chargement des bennes), le personnel Ă©voluant en surface peut alors se mettre Ă  l’abri des risques de chutes en se reliant Ă  son tour au stop-chute au moyen d’un harnais.

Soulignons enfin l’intĂ©rĂȘt majeur de la cage de garde-corps mise au point : lorsque la phase  d’excavation est terminĂ©e, le portique peut ĂȘtre enlevĂ© sans compromettre la sĂ©curitĂ© des travailleurs dans la fouille. En effet, la cage de garde-corps offre alors un systĂšme de protection complet tant pour les hommes en surface (via les lisses), que pour ceux procĂ©dant au ferraillage dans la tranchĂ©e (via l’Ɠillet d’ancrage intĂ©grĂ© qui permet d’y fixer le stop-chute nĂ©cessaire).

 

Point d’ancrage dans le systùme de garde-corps


Le garde-corps est interrompu pour la remontĂ©e des seaux de terre. L’ouvrier chargĂ© de leur manutention est Ă©quipĂ© d’un harnais et reliĂ© au portique au moyen d’un stop-chute.

Informations complémentaires