Tout le monde a le droit d'exécuter son travail dans des conditions sûres et saines. Dans ces exemples pratiques, nous vous expliquons différentes solutions que vous pouvez également appliquer sur chantier.
Pour chaque exemple pratique, nous analysons tout d’abord la problématique, proposons ensuite une solution ou présentons une action entreprise pour résoudre ces problèmes.
Vous souhaitez suggérer un exemple de bonne pratique ? Contactez nous
Contexte
- Travaux: Plusieurs types de travaux
- Entreprise: Druez (Courcelles)
- Personne de contact entreprise: Robert Van Yperzeele
- Conseiller concerné: Plusieurs conseillers
- Problématique et solutions
En 2009, l’entreprise Druez de Courcelles comptait plusieurs accidents du travail. En collaboration avec les conseillers du cnac, qui ont visité plusieurs chantiers, un plan d’action a été établi pour remédier aux manquements constatés :
- Information de la ligne hiérarchique quant à leurs responsabilités, suivie d’une discussion sur les manquements les plus importants et les mesures de prévention
- Séance de sensibilisation des travailleurs quant au respect des mesures de prévention et du port des EPI
Quelques améliorations concrètes
- Amélioration de l’organisation des chantiers: Réunions préalables avec les gestionnaires et le conseiller du cnac pour 4 nouveaux chantiers
- Réflexion avant action: Contact direct entre techniciens, gestionnaires, chefs d’équipes et, en cas de doute, le conseiller du cnac
- Ne rien prendre à la légère: Protection des terrassements
- Ordre et propreté: Passages dégagés et éclairés
- Meilleur respect des consignes grâce à la sensibilisation: Port d’équipements de protection individuelle adaptés
- Plus de collaboration avec toutes les parties concernées par la prévention
Conclusion
La réduction des accidents du travail n’est pas nécessairement un travail de longue haleine. Les investissements et la nouvelle approche ont permis à l’entreprise Druez d’obtenir des résultats remarquables : en 2010, aucun accident n’a été constaté sur ses chantiers.
Contexte
- Travaux : Utilisation de pinces spécifiques pour la mise en oeuvre d’éléments de chambre de visite et canalisations d’égouttage.
- Société : Divers entrepreneurs ont déjà utilisé cette technique, entre autres HENDRIK VANLERBERGHE BVBA, JOZEF VANDEN BUVERIE en Co NV, J.DEVAERE NV, VAN BROEKHOVEN’S NV…
- Personnes de contact : Gestionnaires de chantier et conseillers en prévention.
Problématique
Lors de la mise en place de l’embase, des fûts, des rehausses et des dalles de couverture en béton, le risque d’écrasement des mains et des doigts entre les divers éléments d’une chambre de visite est bien réel. La mise en oeuvre de ces derniers est la plupart du temps réalisée au moyen d’élingues, de crochets, de pinces ou de ventouses impliquant une intervention manuelle. Il en résulte des risques de coincement, d’écrasement, sans compter les blessures qui s’ensuivent.


Ces équipements sont des engins de levage et doivent donc être contrôlés par un service externe pour les contrôles techniques (SECT) tous les 3 mois.
Mesures pratiques
Lors de notre campagne “Travaux de voirie”, l’accent a été mis sur la sécurisation des opérations liées à la pose de chambres de visite ou de réseaux d’égouttage en tranchée et nos conseillers ont été particulièrement attentifs aux techniques utilisées sur site ainsi qu’aux bonnes pratiques existantes dans les entreprises visitées. Afin de rendre les opérations de pose plus sûres, nous recommandons de généraliser l’utilisation de pinces à regards. En effet, si l’utilisation de pinces permettant au machiniste de mettre en place des canalisations d’égouttage sans l’aide d’aucun travailleur supplémentaire est une technique largement répandue, il existe aussi des pinces spécifiques, parfaitement adaptées à la manutention mécanique des éléments de chambre de visite et ne nécessitant, dans la plupart des cas, aucune aide manuelle supplémentaire (un mouvement simple de la flèche permet l’ouverture et la fermeture de la pince une fois l’élément posé au sol). Celles-ci méritent d’être plus connues ! Elles assurent la préhension et la mise en place d’éléments préfabriqués en béton par l’intérieur et peuvent lever des pièces d’un diamètre intérieur inférieur à 1,2 m et pesant jusqu’à 2,5 tonnes et ce, sans aucune intervention manuelle. Dès lors, moins d’hommes dans les fouilles et des accidents évités !
Contexte
- Activités: pose d'armatures et travaux de coffrage
- Entreprise: association commerciale temporaire CFE-Interbuild à Bruxelles
- Personne de contact dans l'entreprise: conducteur de chantier et conseiller en prévention
Problématique
Lors des travaux du gros œuvre, les radiers, les poutres horizontales et verticales et les parois en béton ont été pourvues de treillis armés, de barres d'armature et de voligeage de protection en U. Suite au décoffrage et dans l'attente du prochain coffrage, les fers d'armature dépassent du plancher de travail. Ces barres d'attente en saillie doivent être protégées individuellement ou collectivement (par exemple avec des bouchons ou des voliges en bois). La plupart du temps, toutes les barres d'attente ne sont pas protégées ce qui donne lieu à un risque accru de coupures ou de lésions permanentes suite à une chute sur une barre d'attente.

Barres d’attente protégées individuellement avec des bouchons.
Solution
Une mesure de protection collective simple consiste à protéger les barres d'attente avec des gaines de protection réutilisables de 1 mètre de longueur. Ces gaines de protection autocollantes peuvent être utilisées pour des barres d'attente d'une épaisseur comprise entre 6 mm et 40 mm.

Barres d’attente protégées collectivement avec des gaines de protection en pvc.
Contexte
Une fourche à palette est utilisée sur pratiquement tous les chantiers. Tout entrepreneur sait qu'il doit régler en permanence la distance entre les fourches selon le type de palette. Certaines palettes doivent être placées dans le sens de la longueur sur la fourche, augmentant de la sorte le risque de basculement.
Problématique
Une palette complète est la plupart du temps levée avec une fourche à palette. Lorsqu'une palette est posée sur un échafaudage et que la fourche se trouvant sous la palette est retirée, une importante force horizontale est exercée sur l'échafaudage, compromettant sa stabilité.
Solution
Dans un certain nombre de cas, la cage à palette constitue une solution simple: seule une partie des briques est alors retirée de la palette. La bâche qui est tendue sous les briques permet d'éviter la chute des blocs de construction de la cage. Lors de la pose de blocs de construction sur un échafaudage, aucune force horizontale n'est exercée sur l'échafaudage avec une cage à palette. Celle-ci n’est toutefois pas encore adaptée à toutes les palettes de blocs de construction disponibles sur le marché belge.

Les chutes de hauteur demeurent l’une des causes principales d’accidents gravesdans le secteur de la construction. La législation stipule que les équipements de protection collective doivent recevoir la priorité absolue sur les équipements de protection individuelle.
Problématique
Pendant la phase de gros œuvre d’un ouvrage de construction, le risque de tomber dans des ouvertures de cage d’ascenseur ou d’escalier est très grand. Généralement, ces ouvertures sont protégées par des systèmes de garde-corps mais, souvent, ces derniers sont installés tardivement ou retirés prématurément car les potelets du système de garde-corps constituent un obstacle pour le bétonnage. Les garde-corps sont donc souvent placés après la pose des prédalles ou des hourdis, voire même après le bétonnage.
La solution
La meilleure solution consiste à placer un plancher de protection en bois sur la poutraison des ouvertures de sol. Ce plancher peut être posé avant de démarrer les travaux de gros œuvre à l’étage supérieur. Comme le plancher en bois est posé légèrement en-deçà du niveau des prédalles ou des hourdis, le coffrage périphérique peut être posé sans problèmes autour de l’ouverture. Ce plancher de protection peut donc rester en place jusqu’à ce que l’ascenseur ou l’escalier soit installé.

Conclusion
Cette solution très simple peut être appliquée partout et en tout temps. Il faut toutefois tenir compte de la charge limitée qui peut être exercée sur le plancher de protection. Les équipements mécanisés ne peuvent par exemple pas rouler sur ce type de plancher de protection.
Contexte
- Activités: Nettoyage de la cuve d'un camion malaxeur
Problématique
Les camions malaxeurs sont équipés d'une cuve tournante destinée à garantir l'homogénéité du béton pré-malaxé durant le transport. Après une livraison de béton, des restes de béton peuvent rester collés derrière les spires dans la cuve. Ce béton durcit dans la cuve. La quantité de béton durci augmente systématiquement et suscite après un certain temps un double problème:
- Le béton est mélangé avec moins d'efficacité.
- Le béton durci représente un important poids mort, réduisant ainsi la capacité de chargement du camion.
A des intervalles réguliers, ce béton durci devra par conséquent être enlevé de la cuve. Pour ce faire, un ouvrier grimpe généralement dans la cuve avec un marteau piqueur et élimine systématiquement le béton durci. Cette pratique présente différents inconvénients étant donné que le travailleur est exposé à différents risques et situations dangereuses:
- Le travailleur peut être blessé par la chute de blocs de béton durci. Début 2013, un travailleur est décédé aux États-Unis suite au détachement d'un gros bloc qui est tombé sur lui.
- Le travailleur peut se blesser à hauteur des bords des spires qui peuvent être rendus tranchants par l'usure.
- Le travailleur dans la cuve est exposé à un niveau sonore très élevé.
- Il peut faire très chaud et humide à l'intérieur de la cuve alors que le travailleur doit y porter une protection complète contre l'influence nocive du ciment humide et de la poussière de quartz. Cette protection est très inconfortable.
- Le travailleur est occupé dans un espace confiné et conformément aux règles, un garde de sécurité doit être présent. Comme le détachement du béton durci dans la cuve occasionne tellement de bruit, cela se fait la plupart du temps dans une zone éloignée de la centrale pour nuire un minimum aux autres activités. Un garde de sécurité n'est malheureusement pas toujours présent.

Solution
En vue d'éviter ces risques, il est possible d'utiliser un accessoire mécanique pour nettoyer la paroi intérieure de la cuve comme un nettoyeur à haute pression qui est monté sur un bras mobile et qui est commandé à distance. Cette méthode de nettoyage, qui est proposée par des firmes spécialisées, présente de nombreux avantages:
- Elle représente un gain de temps important. Le temps nécessaire pour nettoyer une cuve peut être estimé entre une heure et deux heures alors que le détachement manuel prend facilement une demi-journée. Il est donc possible de nettoyer plusieurs camions en une seule journée. Le travail préparatoire est comparable:
- Dans le cas du nettoyage à haute pression, la trémie de remplissage doit être enlevée pour permettre l'accès au bras du robot.
- Pour le détachement mécanique, les trous d'homme doivent être dégagés, un éclairage et une aération doivent être mis en place de même qu'une amenée d'électricité et éventuellement d'air comprimé.
- Le niveau sonore est nettement moins élevé que dans le cas du détachement mécanique et le risque d'endommagement de la cuve est moins important.
- Il ne faut pas travailler dans un espace confiné et la présence d'un garde de sécurité n'est pas nécessaire.
- Le personnel n'est plus exposé à la chute de blocs ou à des concentrations élevées en poussière.
Conclusion
Nettoyer un camion malaxeur avec un nettoyeur à haute pression comporte nettement moins de risques que la méthode classique et requiert beaucoup moins de temps. Des motifs en suffisance donc pour essayer cette nouvelle méthode. Plus d'informations via cct@constructiv.be.
Lors des travaux de gros oeuvre, de construction en hauteur et de rénovation, différents matériaux de construction sont amenés aux étages à l’aide d’une fourche à palettes qui est accrochée avec une chaîne au crochet d’une grue. On travaille parfois avec une plateforme qui se trouve en saillie de la façade mais, souvent, la charge est menée vers l’intérieur par des travailleurs qui se trouvent dans l’ouverture de la façade et qui sont exposés à des risques de chute si la charge se met à osciller et que les câbles frottent contre la façade. Les accidents qui surviennent lors de l’application de cette méthode de travail sont généralement très graves et ont une issue parfois fatale.
Quelle est la solution?
Le palonnier à contrepoids (combi ou maxi) est un outil de levage universel qui, en combinaison avec une grue, peut être utilisé pour déplacer les matériaux de construction depuis et vers des endroits difficilement accessibles. Le palonnier à contrepoids est pourvu d’un centre de giration et d’un contrepoids pour amener les matériaux de construction au-delà de la façade. Le palonnier peut être combiné à une pince à pierres, un balancier, un crochet articulé, une fourche à palettes, ou un appareil à ventouses.
Spécifications techniques
Différents types de palonniers à contrepoids sont disponibles :
- les palonniers à contrepoids combi avec une charge d’exploitation maximale comprise entre 2.500 et 6.500 daN.
- les palonniers à contrepoids maxi avec une charge d’exploitation maximale comprise entre 4.000 et 20.000 daN.
Conclusion
L’utilisation d’un palonnier à contrepoids fait en sorte que les charges ne peuvent pas osciller et que les câbles de levage de la grue ne peuvent pas frotter contre le bâtiment. Cette manière de procéder améliore donc la sécurité. Un palonnier à contrepoids permet d’amener des charges de l’extérieur vers l’intérieur sans qu’une chaîne de levage ne fasse obstacle. Les matériaux de construction sont amenés au-delà de la façade, ce qui permet aux ouvriers de ne pas devoir se déplacer jusqu’à l’ouverture de façade.
Problématique
Conformément à la réglementation, les accessoires d’engins de levage, comme les sangles, les chaînes, les câbles, les boucles, les palonniers, les crochets, les pinces de levage pour les éléments préfabriqués et autres accessoires utilisés pour l’élingage et le levage de charges doivent être soumis à un contrôle trimestriel par un service externe pour les contrôles techniques sur le chantier. Sur des plus grands chantiers où plusieurs entrepreneurs sont présents simultanément, il est difficile de vérifier quels accessoires de levage appartiennent à quelle entreprise et quand le dernier contrôle a été effectué.
Solution
Sous l’impulsion d’un certain nombre de groupes de travail francophones et néerlandophones de conseillers en prévention, le code couleurs le plus utilisé a été recherché.
Il existe dans le commerce des sangles synthétiques avec un label sur lequel le nom de l’entreprise et un numero d’ordre sont imprimés. Les accessoires de levage refusés sont marqués avec un code couleur rouge et doivent immédiatement être mis hors service. Constructiv demande que toutes les entreprises de construction appliquent le même code couleurs et insiste auprès des services externes pour les contrôles techniques pour qu’ils effectuent leur contrôle des accessoires de levage sur les chantiers au début de chaque trimestre.
Conclusion
- Signalisation claire du contrôle
- Montage simple
Les entreprises doivent s’adresser à un service externe de contrôle technique (SECT) non seulement pour les engins de levage et leurs accessoires mais aussi pour les appareils à pression et les installations électriques. Pour plus d’informations, vous pouvez demander la visite d’un conseiller. Contactez-nous pour retrouver ses coordonnées
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Contexte
- Activités: ouverture du sol à hauteur des impétrants, travaux de sondage
- Entreprise: est utilisé par plusieurs entrepreneurs comme Ivaka nv (dans différentes régions), Joly-Matagne-Vandamme SA, VBG, Swennen nv, Traxeco SA, Stadsbader nv
- Personne de contact dans l'entreprise: chefs d'entreprise et conseillers en prévention de différentes entreprises
- Conseillers concernés: différents conseillers
Problématique
A proximité des impétrants ou lors de l'exécution de travaux de sondage, tous les travaux de sondage dans un gabarit de 50 cm à gauche et de 50 cm à droite des conduites existantes doivent être réalisés à la main. En fonction de la cohésion du sol et de la présence de sable, de pierres et de déchets, l'isolation des impétrants existants peut être endommagée ce qui crée un risque réel d'électrocution et d'arc électrique.
Solution
Suite aux nombreux incidents lors de travaux d'excavation à proximité de conduites, une attention supplémentaire est accordée à l'exécution de ces travaux d'excavation. Le cnac conseille par conséquent d'utiliser au maximum une excavatrice-aspiratrice qui permet un gain de temps considérable en cas de plus grands projets.

Détail d’un tuyau d’aspiration
Excavatrice-aspiratrice
Problématique
Lors de la phase de parachèvement, le déplacement de vitrages ne s’effectue pas sans risque. Le transport manuel de vitrages peut occasionner de graves lésions dorsales et des accidents du travail très graves avec des conséquences permanentes.
Solution
Ces risques peuvent être évités en utilisant des élévateurs-transporteurs de vitrages. Il s’agit de châssis électriques pourvus de pistons hydrauliques et de ventouses télécommandées. Un élévateur-transporteur de vitrages avec ventouses peut lever des vitrages jusqu’à 800 kg.
Points d’attention
- Il peut uniquement être utilisé sur une assise solide et plane.
- Il est considéré comme un engin de levage et doit être contrôlé périodiquement par un service externe pour les contrôles techniques (SECT).
Conclusion
L’utilisation de l’élévateur-transporteur de vitrages est surtout indiquée pour déplacer des vitrages et les châssis en toute sécurité. Il peut par ailleurs être utilisé dans des endroits qui sont moins accessibles pour les travailleurs et c’est également un équipement de travail ergonomique avec lequel les travailleurs peuvent réaliser leurs activités sans surcharge physique.


Contexte
- Activités : la pose de bordures lors du réaménagement du centre d’un village
- Entreprise : DSV NV
- Personne de contact : chef d’entreprise et conseiller en prévention
- Conseillers concernés: conseillers cnac région Brabant flamand
Problématique
Poser des bordures avec une pince traditionnelle prend beaucoup de temps et la charge exercée sur la colonne vertébrale des travailleurs concernés est considérable.

Actions entreprises et conclusion
Une attention accrue a été consacrée à la pose des bordures lors de la campagne ‘Travaux de voirie’. Le principal point d’attention pour cette activité est l’ergonomie. Dans le cadre de nos actions de prévention, il a été conseillé à l’entreprise DSV NV d’utiliser un élévateur à fourche (type Transmanut) avec bras hydraulique et ventouse pour la pose de bordures. Ce type d’élévateur à fourche peut également être très utile pour le transport et le chargement et le déchargement de bordures.

Un élévateur à fourche avec un bras hydraulique et une ventouse pour la pose des bordures
Le ligatureur d’armatures DF 16 Wacker Neuson offre un grand confort d’utilisation. Le fonctionnement purement mécanique de l’appareil dispose d’une technique à double fil éprouvée qui peut tordre et ligaturer jusqu’à 1000 nœuds très solides par heure. Le ligaturage manuel du fer à béton avec une pince dans une position courbée est inutile. En effet, le DF 16 peut être facilement manipulé en position debout avec une seule main.
- Positionner l’appareil verticalement

- Appuyer sans forcer: le ligatureur réalise un nœud de serrage autour de l’armature

- Tirer doucement: torsion du lien de ligature

Le ligaturage manuel du fer à béton avec une pince dans une position courbée est inutile.
Les avantages du système:
- Beaucoup moins de risques pour le dos des travailleursJusqu’à 1000 nœuds par heure
- Fonctionnement autonome de l’appareil sans chargeur
- Aucun reste de fil métallique à retirer
- Barrette de ligature comprenant 77 liens facilement amovibles
Contexte
Activité : mise en service de circuits électriques lors de travaux de rénovation dans des immeubles de bureaux, à appartements, des bâtiments industriels…
Problématique
Dans un stade avancé de la phase de parachèvement, lorsque les armoires électriques définitives ont été mises en place, il arrive régulièrement que des circuits électriques soient déjà mis en service alors que l’installation complète n’a pas encore été approuvée. Les différentiels et les fusibles des différents circuits des armoires électriques sont souvent commandés sans aucune surveillance par les sous-traitants qui exécutent, au même moment, des activités sur le chantier. Il va de soi qu’une telle pratique peut donner lieu à des situations très dangereuses, par exemple lorsque le fusible d’un courant électrique est enclenché alors que des travaux sont encore en cours sur ce circuit.
Solution
La solution à ce problème est simple et économique. Elle consiste à protéger des circuits électriques sur lesquels certaines activités sont effectuées au moyen d’une sécurité qui est verrouillée à l’aide d’un cadenas. La clé du cadenas peut être gardée par le responsable de l’entrepreneur concerné.

Contexte
- Travaux : Pose de techniques spéciales (HVAC) dans un immeuble de bureaux (nouvelle construction)
- Société : SA Cordeel de Temse
- Personne de contact : Responsable de projet
- Conseiller concerné: Danny Van Overmeire
Problématique
Lors de la pose de techniques spéciales dans des gaines et lors de la pose de branchements horizontaux, des percées doivent être réalisées dans la structure existante de même que des saignées. Ce genre d’activités produit un dégagement important de poussière de quartz.

Mesures pratiques
Pour un nouvel immeuble de bureaux avec une structure principale métallique, la firme Cordeel a utilisé pour la première fois des hourdis préfabriqués “faits maison” avec deux profilés en I dans le sens de la longueur. La hauteur du profilé en I est définie sur base de la travée pour que la portance des profilés soit suffisante.
Pour ce projet, des hourdis préfabriqués d’une longueur de 16 mètres ont été réalisés. Des évidements ont d’abord été prévus dans les profilés en I pour installer les gaines, les conduites d’évacuation, les conduites électriques et les conduites d’eau. Une dalle en béton a ensuite été ancrée à la partie inférieure des profilés en I métalliques de 57 cm de hauteur. Il est également possible de prévoir dans cette dalle des évidements pour les conduites des armatures d’éclairage définitives et éventuellement pour les têtes d’une installation sprinkler.
Au cours de la phase de préfabrication, les sous-traitants pouvaient déjà préparer leurs conduites d’arrivée et d’évacuation, leurs gaines et câblages pour les techniques spéciales et déjà les assembler partiellement en modules.
Sur le chantier, les hourdis préfabriqués ont été fixés sur les traverses de la structure principale à l’aide d’une patte métallique soudée sur le profilé en I. Toutes les conduites ont ensuite été mises en place. Des dalles en acier reliées les unes aux autres par une queue d’aronde ont été posées sur les profilés en I. Ces dalles constituaient le support pour la chape définitive d’une épaisseur de 7 cm. Un éventuel chauffage par le sol peut être coulé dans la chape. Si aucune chape n’est prévue, aucune dalle en acier n’est posée et un faux plancher sur pieds peut être posé comme finition sur les profilés en I.
Des trappes d’accès sont de toutes manières toujours prévues pour l’entretien, des réparations et des extensions éventuelles, quel que soit le choix du parachèvement.

Cette solution est-elle applicable en tout temps et partout ?
Cette technique est surtout appropriée pour la nouvelle construction d’immeubles de bureaux, d’immeubles à appartements, de bâtiments publics et industriels. Il s’agit d’une nouvelle technique qui a été développée au Pays-Bas et pour laquelle l’entrepreneur a payé une indemnité unique pour être breveté.
Cette solution provoque-t-elle d’autres difficultés ?
Selon le responsable de projet, tous les évidements doivent être définis à l’avance durant la phase de projet et lors du développement ultérieur du projet. Si l’on opte pour des planchers surélevés, les ouvertures restées béantes doivent être obturées, balisées ou signalées dans les plus brefs délais pour éviter le risque de trébuchement et de chute.

Conclusion
Cette méthode de travail permet d’éviter les travaux de forage et de découpe lors de la pose de techniques spéciales. Les ouvriers de la construction sont de ce fait moins exposés à la poussière de quartz. Toutes les conduites sont par ailleurs accessibles pour les travaux d’entretien ultérieurs et les éventuelles extensions.
Contexte
- Activités : toutes les activités à proximité de sources de bruit
Problématique
Le dommage auditif dû à une exposition à un niveau sonore trop élevé constitue pour l’instant une des principales maladies professionnelles en Belgique. Lors de travaux routiers sur des autoroutes entre autres, les ouvriers sont exposés à un niveau sonore moyen de plus de 85 dB(A). Le niveau sonore moyen occasionné par le trafic est de 83 à 84 dB(A). La réglementation belge stipule très clairement qu’une protection auditive doit être mise à la disposition des travailleurs exposés chaque jour à un niveau sonore moyen de plus de 80 dB(A). Comme toujours, l’utilisation d’équipements de protection individuelle (bouchons ou coquilles) ne constitue que le dernier recours. La législation belge stipule de manière très explicite que la priorité doit être donnée à l’utilisation d’équipements de protection collective.
Solution
Des bâches acoustiques permettant de protéger le lieu de travail peuvent constituer une solution. Ces bâches peuvent absorber jusqu’à 75% de l’énergie sonore produite et faire baisser par conséquent le niveau de pression acoustique de 20 dB(A). Cette forme de protection est surtout efficace s’il s’agit de sources isolées avec une énergie sonore élevée (par exemple un générateur électrique). La condition est toutefois que les bâches soient installées judicieusement. Elles sont faciles à fixer à un cadre métallique et sont réalisées en fibres de verre et traitées avec un revêtement UV et, de ce fait, elles sont peu sujettes à l’altération due aux rayons du soleil.

Contexte
- Travaux : Maçonnerie d'élévation et pose de linteaux
- Entreprise : Brebuild
Problématique
Lors de la maçonnerie d'élévation des murs intérieurs, des linteaux préfabriqués, également appelés prélinteaux, sont souvent posés à hauteur des portes et des fenêtres. Suite à la pose du linteau, des blocs de construction rapide ou autres matériaux de construction doivent souvent être découpés sur mesure et maçonnés sur le linteau. Une rangée complète horizontale de briques peut ensuite être maçonnée par-dessus. Découper des blocs de construction rapide sur mesure est toutefois synonyme d'un dégagement de poussière de quartz et c'est précisément ce que nous voulons éviter.

Solution
Lors des actions de prévention dans le cadre de la campagne 'Poussière de quartz', les conseillers du cnac ont été particulièrement attentifs à la maçonnerie en élévation et surtout à la méthode de pose des linteaux. L'objectif consiste à limiter à un minimum la découpe de blocs de construction rapide ou autres matériaux de construction. En coulant sur place des linteaux rehaussés, il devient superflu de découper sur mesure et de poser des matériaux et une rangée complète horizontale de briques peut immédiatement être maçonnée. Un gain de temps donc et une inhalation moins importante de poussière de quartz !


Problématique
Les échafaudages fixes à proximité de la voie publique peuvent représenter un risque pour les usagers faibles et les automobilistes. Au cours de la période hivernale, lorsque la visibilité est moins bonne, le risque que des automobilistes touchent un échafaudage avec leur véhicule est réel. Les piétons qui se promènent sur le trottoir peuvent également se blesser lorsqu’ils se heurtent à un échafaudage.
Quelle est la solution?
Une solution consiste à poser des plateaux de répartition en matière synthétique. Il existe certains types de plateaux de répartition dans lesquels le pied du vérin s’insère parfaitement, et des plateaux de répartition doubles dans lesquels deux pieds peuvent s’insérer et qui peuvent être utilisés lorsqu’un échafaudage est dédoublé. Les plateaux de répartition doivent être utilisés sur un sol solide et sont équipés de catadioptres intégrés. Des moyens de protection en matière synthétique peuvent être utilisés pour les montants verticaux et horizontaux. Ils conviennent pour des tubes d’un diamètre de 48 mm. Les rosaces des échafaudages peuvent être protégées par un raccord en matière synthétique. Tous les dispositifs de protection sont équipés de catadioptres intégrés.
Numérotation et description des plateaux de répartition, pied du vérin et catadioptre


Conclusion
Cette solution est surtout indiquée pour les échafaudages qui occupent le trottoir ou une partie de la voie publique. Mais il peut également être indiqué d’utiliser cette signalisation sur les échafaudages qui sont montés le long des chantiers. Ce système est très utile en tant que signalisation complé-mentaire, en plus de la signalisation imposée par la loi pour les échafaudages qui occupent une partie de la voie publique. Cette solution permet d’apporter une signalisation simple et claire sur un échafaudage.
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Contexte
- Travaux: Emballer de manière sécurisée des briques en hauteur sur des palettes
- Entreprise: Dumoulin Bricks bvba, Roeselare
- Personne de contact: Chef d’entreprise
- Conseillers concernés: Filip Verbeke, Marc Schevelenbos, Christian Depue
Problématique
Livrer des blocs de maçonnerie et des briques de parement : l’activité journalière de chaque entrepreneur et négociant. S’il est rentable d’utiliser des palettes empilées pour le transport, elles suscitent des difficultés sur le chantier. La solution est pourtant simple.
Vu qu’il existe entre autres des règles sévères pour l’arrimage de la charge, empiler des palettes n’est souvent pas rentable lors du transport. Pour transporter néanmoins un maximum de matériaux en même temps, les fabricants de blocs de maçonnerie et de briques de parement utilisent souvent des
palettes où les matériaux sont empilés en hauteur. C’est idéal pour le transport : la capacité de chargement maximale est utilisée sans devoir prendre des mesures supplémentaires pour éviter le glissement de la charge. Sur le chantier, ces palettes plus hautes occasionnent toutefois des risques supplémentaires. La majorité des fourches et autres accessoires de levage pour grues ne sont pas
conçus pour accrocher une palette d’une telle hauteur, qui est par ailleurs souvent trop lourde pour l’échafaudage et doit donc être déchargée partiellement. Cela signifie non seulement une perte de temps, mais aussi un risque de chute de briques lors du levage.
Solution
Dumoulin Bricks, un fabricant de blocs de maçonnerie de Roulers, a une solution très simple : une palette intermédiaire est placée au milieu de la pile. Le film plastique classique autour de la palette chargée est remplacé par un film étirable pour que celui-ci puisse être découpé horizontalement à hauteur de la palette intermédiaire. Les ‘demipalettes’ peuvent de la sorte être déplacées en sécurité avec une fourche à palette classique ; le film étirable reste en effet intact.

Sur le chantier, le film étirable est ouvert à hauteur de la palette intermédiaire pour pouvoir déplacer les deux ‘demi-palettes’ en sécurité.
Contexte
Lors de travaux de démolition, des éléments de construction sont sciés, découpés à la disqueuse, cassés ou broyés, ce qui provoque toujours un dégagement de poussière nocif. Il peut même s’agir de grandes quantités de poussière lors de la démolition de pierres.
Problématique
Si les constructions qui sont démolies contiennent des produits dangereux, une poussière nocive se dégage aussi de ces produits, par exemple de la poussière de quartz dont les effets néfastes sur la santé ont déjà été amplement documentés. La composition de cette poussière, ainsi dégagée, peut être très variée. Les risques en matière de sécurité et de santé sont également diversifiés.
Solution
Tant lors de travaux de démolition que lors du stockage et de l’enlèvement des déchets, les mesures nécessaires doivent dès lors être prises pour limiter à un minimum la production et la dispersion de poussière. Pour des plus petits travaux qui sont effectués avec de l’outillage à main, un dispositif d’aspiration de la poussière peut être utilisé.
Lors de travaux de démolition pour lesquels des engins plus volumineux sont utilisés, le dispositif d’aspiration de la poussière n’est généralement pas rentable ou applicable d’un point de vue technique. Dans ce cas, la propagation de poussière dans l’air peut être limitée en aspergeant les parties qui vont être démolies avec de l’eau. Pour éviter la propagation de la poussière avec le vent, les travaux de démolition, les routes du chantier et les entrepôts de gravats doivent être humidifiés avec un canon brumisateur. Ce canon diffuse très finement de l’eau en brumisation tout en créant un écran d’eau qui protège l’environnement de la poussière libérée lors des travaux de démolition.

Problématique
Les échelles sont omniprésentes sur nos chantiers. Chaque jour, des échelles sont transportées sur nos chantiers. Essentiellement les ouvriers de la construction occupés durant la phase de parachèvement d'un projet de construction connaissent les problèmes liés au transport des échelles avec des véhicules (mini-bus) de chantier. La plupart du temps, la seule possibilité consiste à fixer les échelles sur le porte-échelles qui est monté sur le toit du mini-bus. Cette opération n'est toutefois pas chose simple étant donné qu'elle n'est souvent possible qu'en se positionnant debout sur le porte-échelles avec le risque de faire une chute.
Solution
La solution à ce problème est aussi efficace que simple. En utilisant un porte-échelles pourvu d'un élément coulissant et basculant, il n'est plus nécessaire de se tenir debout sur le véhicule pour attacher l'échelle. Lorsque l'échelle est fixée, l'élément coulissant est basculé et glissé ensuite dans la partie fixe du porte-échelles où il est verrouillé. Tant la fixation de l'échelle que le nouveau glissement et le verrouillage de l'élément mobile sont donc possibles depuis le sol. Grâce à ce type de porte-échelles, les escalades difficiles et le risque de chutes appartiennent définitivement au passé.


Contexte
- Activités: gros œuvre d'un immeuble à appartements
- Entreprise: Hooyberghs NV (Arendonk)
- Personne de contact dans l'entreprise: conseiller en prévention
Problématique
Comme les escaliers préfabriqués définitifs ne sont placés que très tard, les ouvriers utilisent souvent les échelles d'accès temporaires qui sont placées dans la cage d'escaliers pour se rendre à un étage supérieur. Cette méthode est très risquée pour les ouvriers. Le transport d'outils et d'équipements de travail est par ailleurs très difficile.

Echelle d’accès mal positionnée dans la cage d’escaliers
Solution
Après concertation avec le conducteur de chantier, le conseiller en prévention de l'entrepreneur principal et le responsable du sous-traitant, il a été décidé d'installer une tour d'escaliers (du type Easystep). Pour une tour d'escaliers de ce type, une cage d'escaliers de 1,55 m minimum sur 1,55 m est nécessaire. La hauteur de construction maximale est de trois étages. La cage doit être correctement éclairée. La tour d'escaliers doit être pourvue de garde-corps à hauteur des volées d'escaliers et des planchers. Ce garde-corps ne constitue aucun obstacle pour les travaux ultérieurs (pose de chapes et travaux de plafonnage).
Tour d’escaliers « Easystep » dans la cage d’ascenseur
Contexte
- Activités: arrimage de charges avec des sangles
- Entreprise: Wijckmans nv de Ham
- Personne de contact dans l’entreprise: chef d’entreprise
- Problématique: risque de chute
Problématique
Conformément à l’AR du 27 avril 2007, les fournisseurs de matériaux de construction sont tenus d’arrimer leurs charges. Pour éviter que la charge, qui peut par exemple consister en des palettes de briques, ne glisse ou ne se renverse, des sangles d’arrimage sont souvent utilisées. Vu l’importante force de tension, les sangles d’arrimage trop tendues peuvent toutefois endommager la charge sur la palette (p.ex. pierres creuses) lors du transport. Pour éviter cela, des profils d’angle en aluminium ou en PVC sont posés entre la sangle et la charge. La force de tension est ainsi mieux répartie et elle n’agit pas sur un seul point. Pour poser ces profils d’angle sur la charge, il est toutefois nécessaire de monter sur le camion ou sur une échelle où le risque de chute est toujours bel et bien présent.
Solution
La firme Wijckmans nv, novatrice en sécurité, a imaginé un outil pour poser ces profils d’angle en sécurité depuis le sol. Le risque de chute de hauteur est ainsi exclu.

Contexte
- Activités : activités diverses pour lesquelles un casque et des lunettes de protection sont nécessaires
Problématique
Le port d’un casque de protection est obligatoire sur la quasi-totalité des chantiers. Pour de très nombreuses activités lors des phases du gros oeuvre et du parachèvement, des lunettes de protection doivent également être portées; songez aux activités de découpe à la disqueuse et de sciage. Les lunettes de sécurité ne sont souvent nécessaires qu’un court temps. Il n’est pas évident de ranger à chaque fois les lunettes de protection et de les avoir toujours à disposition. Si vous déposez vos lunettes, il vous arrive de les perdre ou de ne pas les avoir sous la main lorsque vous devez exercer une activité de courte durée à un autre endroit qui requiert le port de lunettes de sécurité.
Solution
La solution est particulièrement simple et n’est pas neuve : des lunettes de protection intégrées dans le casque de sécurité. Lors d’activités pour lesquelles le port de lunettes de protection n’est pas nécessaire, vous pouvez facilement les glisser vers le haut.
Si vous devez réaliser un travail pour lequel vous devez porter des lunettes, il suffit d’abaisser la visière intégrée dans le casque. Vous êtes de la sorte toujours certain d’avoir vos lunettes de protection à disposition. De telles lunettes intégrées peuvent certainement constituer une bonne solution pour des ouvriers qui effectuent de manière sporadique des travaux qui nécessitent le port de lunettes de protection. Casques de sécurité avec lunettes de protection intégrées.

Ces deux dernières années, Constructiv a mené de manière intensive une campagne sur la livraison en toute sécurité de matériaux de construction. Dans ce cadre, une attention toute particulière a été accordée aux risques de nature diverse que cette activité comporte. L’exemple de bonne pratique décrit ci-dessous illustre parfaitement que, même avec des moyens simples, l’on peut obtenir des résultats concluants.
Problématique
Lors de l’entreposage de matériaux de construction avec des bords ou angles acérés comme des treillis soudés, des panneaux et profilés métalliques, du fer à béton, mais également des caisses en bois, les travailleurs sont susceptibles d’encourir de graves blessures.
Solution
Le problème n’est pas nouveau mais, souvent, on va chercher la solution trop loin alors qu’elle se trouve sous nos yeux. Dans le cas présent, il s’agit de cornières de protection en matière synthétique qui peuvent être pourvues d’un aimant de haute qualité (avec une force de traction de 25 kg à 65 kg). Grâce à l’aimant, les cornières restent en place et ne peuvent se détacher de manière involontaire. Elles sont également équipées d’une ouverture à vis pour pouvoir être fixées sur les matériaux en bois (caisses ou poutres).

Conclusion
Cette solution très simple peut être appliquée partout et en tout temps. Si nécessaire, les cornières peuvent également être utilisées comme protection permanente. Les aimants peuvent être placés et retirés de manière rapide et simple. Grâce à leur couleur contrastante, les cornières peuvent aussi parfaitement être utilisées comme moyen de marquage et de signalisation.
Contexte
- Travaux: Fouilles blindées pour la construction du RER à Rixensart
- Entreprise: Smet-FC
- Personne de contact: Fabrizzio Naitana, conducteur des fouilles blindées
- Conseillers concernés: Silvère Vandierendonck
Travaux
Les travaux du RER (Réseau Express Régional) en cours sur la commune de Rixensart consistent à faire passer la ligne 161 de 2 à 4 voies afin de pouvoir augmenter la capacité ferroviaire. Pour ce faire, la technique des fouilles blindées est mise en œuvre sur plusieurs tronçons de la ligne. Cette méthode de construction permet de réduire l’emprise du chantier au strict minimum mais nécessite une organisation soignée et une attention permanente. La société en charge des travaux a mis au point une procédure peu contraignante et du matériel efficace afin de garantir la sécurité de son personnel au cours des différentes phases de la réalisation ; un exemple de bonne pratique qui mérite notre attention.
Les fouilles blindées sont des tranchées relativement étroites (< 1m), creusées manuellement, et dont la profondeur, sur ce chantier dépasse les 15 mètres. Le terme fouilles « blindées » est utilisé parce qu’elles sont blindées au fur et à mesure de leur excavation à l’aide d’éléments préfabriqués en béton étançonnés (voir D). De par la configuration exiguë de ce type d’ouvrage, les hommes sont contraints de travailler directement dans la tranchée ; l’évacuation de la terre excavée se fait au moyen d’une benne basculante reliée au crochet d’un treuil motorisé.
Problématique et solutions
Vu le risque de chute inhérent à ce type d’activité, une cage de garde-corps « faite maison » est utilisée ; elle forme un ensemble rigide qui protège tous les côtés de la fouille. Ce système s’appuyant sur les premières dalles de blindage est présenté sur le schéma ci-dessous (voir C) ; l’écartement entre les garde-corps est réglable au moyen d’une goupille de manière à s’ajuster parfaitement à la largeur de la fouille. Cet équipement a été mis au point en collaboration avec le bureau d’étude en charge du projet ainsi qu’avec le coordinateur de sécurité et a reçu l’approbation d’un organisme agréé. Ses fonctions sont multiples : tout d’abord, cet équipement joue le rôle d’un garde-corps de classe A comme protection collective du personnel en surface (les premiers éléments préfabriqués sont posés de sorte à ressortir du sol et faire office de plinthe – voir D). Muni d’un œillet dans sa partie basse (voir E), ce système a également été étudié pour pouvoir y fixer un stop-chute à enrouleur automatique. Celui-ci sera utilisé en phase ferraillage afin de garantir la sécurité des hommes qui travaillent dans la fouille à une certaine hauteur et leur éviter une chute potentiellement mortelle.

A: stop-chute à enrouleur automatique fixé au portique
B: treuil motorisé fixé au portique
C: système de garde-corps
D: élément de blindage/plinthe
E: stop-chute à enrouleur automatique fixésur un œillet du garde-corps
Lors de la phase d’excavation, un portique est monté en surplomb de l’ouverture comme indiqué sur le schéma ci-contre. Le treuil mentionné ci-avant y est fixé pour la remontée des bennes de terre (voir B). Un télésiège sécurisé (c.-à-d. équipé d’une chaîne de sécurité et relié à un stop-chute) s’y suspend facilement afin de permettre la descente des hommes en fond de fouille et leur remontée. Lorsque les garde-corps ne peuvent être mis en œuvre pour des raisons pratiques (exclusivement pour la manutention et le déchargement des bennes), le personnel évoluant en surface peut alors se mettre à l’abri des risques de chutes en se reliant à son tour au stop-chute au moyen d’un harnais.
Soulignons enfin l’intérêt majeur de la cage de garde-corps mise au point : lorsque la phase d’excavation est terminée, le portique peut être enlevé sans compromettre la sécurité des travailleurs dans la fouille. En effet, la cage de garde-corps offre alors un système de protection complet tant pour les hommes en surface (via les lisses), que pour ceux procédant au ferraillage dans la tranchée (via l’œillet d’ancrage intégré qui permet d’y fixer le stop-chute nécessaire).
Point d’ancrage dans le système de garde-corps
Le garde-corps est interrompu pour la remontée des seaux de terre. L’ouvrier chargé de leur manutention est équipé d’un harnais et relié au portique au moyen d’un stop-chute.